La Turquie

Du 14 au 28 août.

10 thoughts on “La Turquie

  1. Voila, on est plus en Europe ! On est en Turquie !

    On fait encore 20km pour faire étape à Edirne, ville célèbre pour la mosquée Selimiye, en plein centre.

    On a eu des nouvelles de l’agence chinoise qui a bien voulu prendre en charge une des 2 cautions des motos (1500€ quand même). Notre ami Marcel qui a laissé son camping car à Bishkek au Kirgyztan pour rentrer quelques semaines en France a réussi aussi à négocier sa caution de 6000 à 2500€. On doit le retrouver vers le 22/24 septembre à la frontière chinoise….

    15 août. Je ne connais pas la météo en France, mais ici c’est encore du chaud. Direction Istanbul, on prend des forces avec un excellent breakfast dans notre hôtel d’Edirne.

    A peu près 250km à faire, on prend l’autoroute car il n’y a pas trop de choses à voir sur la route et on veut pas arriver à Istanbul trop tard. L’autoroute est payante, mais tout est automatique, pas de guichet, des caméra scannent les plaques à l’entrée et à la sortie et je suppose que le montant est facturé automatiquement. Sauf que pour des motos française, ça ne marche pas du tout, on a donc eu droit à la sirène à la sortie, dans ce cas on accélère…
    L’arrivée à Istanbul a duré 2h30 pour faire les quelques 35km qui nous séparait de l »autoroute !!! Bouchons, pas facile de se faufiler entre les voitures, assez pénible… On a décidé de se fixer 2 jours sans se servir de la moto, donc on est dans le quartier touristique de Sultanhammet. Touristique sous entend cher, la plupart des hôtels étaient soit complets, soit hors de prix. On a finalement trouvé à 100€ la nuit (heureusement que pour l’instant notre budget est respecté!!!), petite terrasse avec vue sur le détroit du bosphore, chambre correcte et petit déjeuner nul (le pire de tous!).
    Le lendemain, pas de moto !!! Balade dans le quartier, détroit du Bosphore, mosquèe bleue (elle est pas trop bleue d’ailleurs), bazar où on prend un petit truc à manger pour compenser le breakfast demi portion…


  2. Bonsoir Philippe… Non la traversée du détroit du Bosphore s’est pas trop mal passée, surtout que le dimanche la circulation était beaucoup moins pénible et que la veille on avait rien consommé qui puisse donner mal à la tête ! On donc quitté la ville où on exploserai notre budget si on restait plus de 4 jours (désagréable sensation de se faire avoir dès qu’on achète le moindre truc) et avons roulé près de 380km ce qui est pas si mal vu le départ à midi et demi.
    On s’est quand même perdu sur l’autoroute (toujours en déclenchant les sirènes à la sortie) mais on s’est retrouvé avec juste 10 minutes d’attente 100km plus loin. Méthode efficace donc.
    Les paysages changent, la circulation est nettement moins dense, bref c’est plus agréable.

    Arrivée à Safranbolu, petite ville sympa et surtout nettement moins chère qu’Istanbul : repas excellent et tout aussi copieux pour 2 fois moins cher et hôtel 3 fois moins cher en prime accueilli par une (trés) charmante réceptionniste à la place du moustachu bourru de la veille. (il est vrai que je l’ai réveillé à 2h du mat pour qu’il m’ouvre la porte de l’hôtel).
    Soirée calme autour d’un Fanta et d’un Sprite dans un bar avec musique sympa :

    Les motos semblent tenir le coup, celle de Nico consomme par contre un peu d’huile. Le GPS a perdu un petit bouton de zoom dès l’Autriche mais un bricolage permet de s’en servir sans soucis. Par contre un de mes objectifs photo est tombé en panne. Chiant car c’est le « standard » mais je peux me débrouiller avec les autres en faisant plus de changements. Bref rien de grave pour l’instant.

  3. On sort d’un bon repas dans un petit resto de la ville d’Inebolu. Petit village perdu sur les côtes de la mer noire. Ca aurait pu se terminer tôt sans la rencontre avec Adam (à ma gauche), un français d’origine Turque en vacance dans sa famille. Et ça a donné ça :

    Avant d’en arriver là, 250km en 7 heures …. route super glissante sous la pluie, plus de goudron par endroit, gravier sur des kilomètres, ça fait du 40km/h de moyenne. Mais très sauvage et joli la côte :

    Comme quoi la façon dont une photo est prise, exactement la même photo prise du même endroit mais avec un cadrage différent – no comment :

    On a visité avant la ville de Safranbolu où on a dormi :

    Demain la même route sur 150km, il faut partir tôt !

  4. Départ sous le soleil, la route est 100 fois plus agréable, on longe toujours la mer mais on avance nettement plus vite jusqu’à Sinop (150km)

    Le repas se prépare même sur la route…

    Les touristes sont quasi inexistants ici, dès qu’on s’arrête les curieux arrivent, les coups de klaxon quand on croise les camion, les bonjour quand on dépasse des gens à pied…
    Arrivés à Sinop, on redescend dans les terres. Bonne route qui longe pendant des KM un gland lac, on fait une pause dans un chemin et on rencontre des pêcheurs. Ils nous proposent de manger avec eux et de camper à coté. On hésite mais moi le poisson (sauf le panné….) c’est pas mon truc, et la douche dans un lac salé ça semblait pas top non plus. On continue donc…

    Arrivée enfin à Vezirkopru, petite ville où on compte trouver un hôtel simple et se coucher tôt…. Sauf qu’on rencontre Ugür, un motard qui commence par nous emmener chez lui et tente de nous trouver un hôtel. On prend un café et on discute de nos voyages.

    Pas d’hôtel libre (pas facile car ils ne parlent pas anglais), la dessus il nous emmène en voiture dans la banlieue où on se retrouve à un barbecue avec des amis à lui… trés arrosé au Raki

    Les heures passent, et on commence à s’inquièter pour notre hôtel d’autant plus qu’on a laissé les motos chez lui.
    On fini par partir récupérer les motos, et on repart vers l’hôtel tant attendu guidé par notre ami motard qui roule comme une bombe en voiture…. mais on ne sait pas où ! On roule, on roule, on avait pas prévu de rouler, on a plus d’essence…. Sentant la panne en pleine nuit dans la brousse, je stoppe et fait le plein, mais je retrouve le convoi plus loin. Nicolas est au bord de la panne sèche, je lui dit de faire demi tour à la station d’avant car je n’ai aucune idée des KM qui restent à faire. Il arrive labas et tombe en panne (maintenant il sait qu’il peut faire 360km !)… On fini par repartir ensemble et on arrive à Havsa, où un autre ami motard nous attend… thé, maïs grillé, discutions, curieux…. on est pas couchés !

    Minuit 30, on a enfin une chambre et on quitte notre ami motard turc après de grandes embrassades, vraiment quelqu’un d’exceptionnel !

  5. 2 jours passés dans le centre de la Turquie (Anatolie) avant de remonter sur les côtes de la mer noire à Trabzon. Les paysages ont bien changé depuis la mer, et surtout le temps est repassé au sec

    Passage par la ville d’Amasya le temps de monter jusqu’à la citadelle sous un soleil de plomb :

    Hier soir je pensais ne jamais trouver d’hôtel, on ne traversai que de minuscules villages depuis 150km quand un homme rencontré dans une station service nous a fait comprendre que la prochaine ville avait des hôtels… Sauvés du camping sauvage, petit hôtel dans une une petite ville trés rurale.
    On va encore croire qu’on ne pense qu’à manger mais c’est le 1er midi depuis qu’on a quitté la France que je mange quelque chose

    Et au moins on a pas besoin de réclamer du pain !

    Même les chiens sont bien servis :

    Et pour les footeux, ça c’est des vrais supporters, ils font quoi dans la rue ? Regarder en haut à gauche…. les écrans de TV dans le bar au 1er étage…

  6. Départ de Trabzon pour redescendre dans le centre-est de la Turquie. Au passage une photo du monastère de Suméla perché sur la falaise :

    Sur le GPS la route s’arrête la… sur la carte elle continue… et quand on demande les avis divergent : soit « route fini », soit « oui oui »… bon on a pas envie de faire demi tour alors on continue dans la montagne…
    Ca devient trés vite plus près du chemin que de la route (moins adapté à la ducati, hein Richard) :

    Plus on avance, moins on a envie de faire demi tour, mais on a un peu de mal à se repérer, même en demandant aux habitants des petits villages perdus …

    Alors on continue, pendant à peu prés 3 heures on fait 70 km dans les chemins… pas sur d’avoir gagné du temps mais les paysages étaient vraiment sauvages et les villages perdus !

    Nico a pris un peu d’avance le temps de la photo. C’est parfois assez escarpé…

    On retrouve du goudron en direction d’Erzurum

    Erzurum, la ville la plus froide de Turquie. C’est ce que nous ont appris des françaises d’origine turque en vacances ici, rencontrées dans ce magnifique restaurant à déguster un plat qui nous change des kebap

    Demain on va visiter la ville.

  7. 550km …. en 2 heures ? Nous on met 2 jours… Donc visite d’Erzurum ce midi, et hamam pour Nicolas qui a eu le courage de se lever à 7h.

    Puis direction sud-est vers le lac de Van.

    Après cette petite ville, la route devient plus trop empruntée, mais magnifique

    On ne croise pas grand monde, parfois un petit village (une épicerie et quelques maisons)

    On décide de dormir à Müs, la seule ville qui semble avoir des hôtels. Müs, qui se prononce « mouche », ce qui a valu un malentendu à Nicolas qui discutai avec un turc-français qu’on a croisé : celui-ci qui ne parlais pas trop bien français nous parlait sans cesse de « mouche » en nous indiquant la direction de Müs…. là dessus Nicolas toujours prêt à répliquer lui dit qu’on est en normandie, pays des vaches et du camembert, et qu’on a aussi pas mal de mouches… Le turc est resté perplexe sans plus trop parler…..
    Toujours est-il qu’à « mouche » on a (encore) bien (trop) mangé :

  8. Aujourd’hui pas beaucoup de kilomètres… 150 pour rejoindre le lac de Van et monter sur le Nemrut, ancien volcan à 2500m d’altitude. Bien que le site soit assez connu, trés difficile de trouver la route pour y monter. On a du demander à chaque carrefour, et comme bien souvent ça se termine par un thé…

    On arrive enfin a trouver le début de la route en prenant un chemin qui commence à l’arrière d’une station service…. On monte pendant 1/2 heure, goudron, terre, gravier et on arrive au sommet de l’ancien volcan. Puis la route redescend dans le cratère, c’est assez curieux de se dire qu’on roule dans un cratère de volcan ! Surtout qu’on roule à peu près 5km…. et comme dans beaucoup de cratères d’ancien volcans, on arrive sur un lac

    Joli non ?
    On avait cru comprendre qu’il y avait un hôtel la haut… en fait on a trouvé qu’un camping qui se limite à une cabane qui vend du coca et du thé… tout suants poussièreux on a préféré redescendre à la ville (Tatvan) et prendre un hôtel…

    (c’est le lac de Van qu’on voit, il fait 80km de long, c’est pas le même que celui dans le volcan)

  9. Nous revoilà après 3 jours de silence… Nous sommes arrivés au Lac de Van (à 150km de l’Iran) où nous devions recevoir des pneus neufs pour nos moto. Comme prévu, pas de colis. On décide d’attendre un peu et passer 2 jours dans le camping au bord du lac. Petit tour en bateau et visite de l’ile d’Adakamar où se trouve une église byzantine….


    Pas beaucoup d’autre activité, on décide de partir vers l’Iran le lendemain vers 13h pneus arrivés ou pas. Ils ne seront pas là…
    150km pour arriver au petit poste frontière de Kapikoy/Razi dans une région où les Kurdes sont très présents.

    Il y règne le plus grand bazar : taxi/bus dans tous les sens, camions qui attendent, des dizaines de types qui trainent un peu partout entre le poste Turc et le poste Iranien, le tout entouré de terrains vagues plus ou moins couverts de détritus. Bref pas un endroit où on a envie de rester. La sortie de Turquie se passe bien, l’entrée en Iran est plus longue et moins « claire ».
    A un moment ruée de types (iraniens ? turcs?) qui lancent à la volée des gros sacs par dessus les grillages de la frontière. Branle bas de combats des militaires Iraniens qui accourent mitraillette au poing pour remettre de l’ordre… Dans l’histoire le temps passe et le dernier contrôle de douane (celui qui autorise l’entrée des motos) se ferme sous notre nez et le type sort du bureau en montrant sa montre et disant « finish » !!!!
    Pas cool du tout, car nous sommes rentrés (et donc ne peut plus ressortir) mais pas les motos… là dessus, l’innocent douanier nous fait quand même rentrer dans le bureau, ferme les guichets, prend un air attristé en re-montrant sa montre et griffonne sur un papier : 100$ …… entre passer la nuit assis sur un caillou à écouter brailler tout ce petit monde où payer…. on à bien tenté de donner 50€ mais le douanier semblait bien au courant des taux de change.. bref, 70€ pour faire tamponner nos carnets de passage en douane et nous souhaiter avec un grand sourire : « Welcome in Iran »…. il avait au moins le sens de l’humour ! Pour le prix, on a eu en prime une vérification des tampons de nos passeports pour qu’il ne nous manque rien…

    La suite : ASIE CENTRALE : Iran, Turkménistan, Ouzbéquistan, Kirghizistan.

  10. Pingback: Le blog de notre voyage en moto jusqu’en Inde – sur la route… | 2014 : de la France jusqu'en Inde en moto

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