La Chine

Du 26 septembre au 11 octobre.

13 thoughts on “La Chine

  1. Contrairement à ce qu’on pensait l’entrée en Chine se fait plutôt facilement et rapidement. On redescend donc à des altitudes et températures plus raisonnables jusqu’à la ville de Kashgar, on arrive le soir. Enfin en Chine !!!!!
    Au programme des ces 2 jours à Kashgar : passer notre permis de conduire chinois, faire immatriculer les moto et encore quelques formalités… Mais la on va se coucher….


    La seconde journée a été réservée aux formalités, 1ere étape passage au contrôle technique. J’ai eu un peu peur que les motos se trouvent recalées et finissent ici :

    Mais en fait le contrôle s’est limité à la prise des n° de série et au test des clignotants. On se retrouve donc avec notre carte grise et notre permis de conduire chinois

    Départ ce vendredi de Kashgar vers le Tibet. Malheureusement notre route prévue se trouve changée et nous devrons faire 1500km le long du désert de Gobi avant d’atteindre le Tibet. Route pas vraiment passionnante, monotone et sans grand chose à voir à part un village traversé de temps en temps où l’on peut faire une pause

    En plus notre guide imposé nous a ramené à l’hôtel ce soir à peine le repas fini prétextant que la région Ouigour où nous nous trouvons à majorité musulmane est dangereuse le soir, qu’il y a un attentat il y a quelques jours, et qu’il ne faut pas sortir tard…. mouais…

  2. Le permis on l’a eu sans rien faire, on l’obtient en fait d’après notre permis français.
    Oui on peut s’arrêter comme on veut pour prendre des photos ou faire une pause. Sauf hier matin où notre guide nous a emmené visiter une mosquée qui n’était pas ouverte… En 5 minutes descente d’une dizaine de policiers qu’on a vu arriver au pas de charge. Tout le monde s’est retrouvé au poste pour contrôle de papiers et des photos, avec effacement des photos interdites… et ensuite on doit serrer chaleureusement la main du chef en le remerciant….
    Notre route a donc été modifiée en raison d’une interdiction pour les étranger de se trouver dans la partie Est du Tibet. Nous avons donc 5 jours à rouler sur la route Nord qui traverse le désert de Gobi. Un peu monotone, beaucoup de poussière, quelques villes ou villages tous les 100 à 250km, peu de monde sur la route à part parfois quelques dromadaires qui nous cassent notre moyenne les sales bêtes !!!

    Non, en fait ça casse plutot la monotonie de la route et nous permet de faire quelques pauses photo ou boisson. Ici par exemple Marcel en pleine séance de formation à l’utilisation des baguettes

    On croise quand même des convois assez extraordinaires comme ce camion qui transporte 21 voitures :

    Ou cette charette sortie d’on se sais où

    Même cet arbre, on se demande comment il a pu pousser ici !

    Notre essence nous oblige à des manipulations longues et pénibles : les motos n’ont pas le droit de se servir à la pompe !!!??? Elle doivent remplir un récipient à la pompe (bol, casserole, c’est selon) puis aller le vider dans le réservoir… sur les petites 125cm3 dont le réservoir fait 5 litres ça se passe bien, mais quand il nous faut plus de 20 litres chacun ça fait quelques voyages entre la pompe et la moto…

    Petite visite d’un bazar Ouigour lors d’une pause. Très animé, plus que ceux qu’on a pu voir dans d’autres pays, et très bruyant, entre les klaxon des scooter et les sonos qui diffusent à fond la promotion du jour.

    On a dégusté de l’excellent melon

    Et j’ai surtout pu faire réparer ma chaussure décollée pour quelques centimes d’euros, elle va ainsi peut être me refaire 10 ans de plus !

  3. Désert, encore le désert de Gobi. En roule donc toujours dans cet immense désert pendant encore 2 jours.

    En fait, on s’est aperçu qu’on est presque arrivés au point le plus éloigné de la France : on est quasiment qu niveau de la Thaïlande. Maintenant notre route va nous ramener vers l’ouest…
    On a voulu faire un bivouac sur une piste dans le désert, impossible d’arriver à convaincre notre guide : route inacessible, camp militaire, animaux sauvages, réserve nationale, tout y est passé !
    On se retrouve donc à l’hôtel, bivouac dans le désert repoussé à demain ou après demain sur une autre piste… Marcel en a profité pour installer 2 nouveaux klaxon afin de concurrencer les chinois qui à la manière des indiens ne peuvent conduire sans klaxonner sans cesse !

  4. Ce matin pas mal de vent pour le départ… après quelques KM dans le désert ça s’est transformé en véritable tempête de sable !!! Impossible de voir à plus de 20 mètres, je conduisait en me guidant sur les bandes blanches… le GPS devient fou car le sable réagit avec l’écran tactile et la carte bouge dans tous les sens… le sable rentre partout, dans le blouson, le casque… après 20km péniblement parcourus en 1/2 heure, la moto s’arrête !!! Comme il est impossible de voir quoique ce soit dans la tempête j’attends donc casque et yeux fermés que ça se calme un peu. Après 10 minutes ça se calme et c’est bien la panne ! Je prévient Marcel par texto qui avait pris de l’avance en camion. Une fois sur place on décide de remorquer la moto avec une sangle…. pas évident, surtout lors des freinages ! On arrivé à un garage, je cherche et démonte et c’est en fait la pompe à essence qui refuse de pomper. Petite réparation et ça repart ! La moto est pour l’instant sauvée… Nico en a profité pour nettoyer les filtres à air, et remettre des vis qui s’étaient sauvées de sa moto. Et Marcel resserrer une vis qui faisait fuir de l’huile. On repart avec 4h de retard…
    On se retrouve donc dans le désert, mais après 150 km la route grimpe…

    elle grimpe toujours ….. on étaient habillés pour du désert à 30°, on se retrouve à 3600m par 6° !

    On arrive enfin à 20h à notre hôtel, je suis frigorifié et j’ai du sable partout : quand Marcel m’a vu le matin dans la tempête de sable, il croyait revoir les motards du Paris-Dakar la tête toute blanche de poussière lorsqu’il les retrouvaient aux étapes! il m’a dit que javais vieilli de 10 ans !

  5. Vous avez eu un ouragan pour être privés d’internet comme ça?
    Encore le désert de Gobi… pas grand chose pour nous distraire sur la route, sable à perte de vue sauf ce matin quelques champs pétrolifères

    la route est donc encore bien monotone, et quand c“est monotone, on s’endort, la preuve :

    Les voitures neuves transportées sur le camion (ils montent des voiture au dessus du chargement de la remorque!) n’ont pas trop aimé…
    Nous pour pas s’endormir on préfère la pause à la station service … (c’est vrai qu’avec la bière ça fait pas trop sérieux)

    Après quelques heures de route, on commence a revoir de la vie, ça commence par quelques fermes et troupeaux isolés

    puis par ce que les gens du coins appellent La Forêt. Je trouve qu’il n’y a pas beaucoup d’arbres pour une forêt mais ça vaux quand même le détour non ?


    D’ailleurs pas mal de monde vient voir ce coin, et 3 français c’est pas passé inaperçu, on a eu droit à notre séance photo avec presque tout le monde… en fait les chinois adorent se faire photographier avec nous ou avec les motos…

    On reprend la route vers la ville de Golmud, qui est en fait la ville la plus à l’est de notre voyage. Sur la route récolte de fruits, les ramasseurs sont payés au kilo immédiatement : le seau est vidé et pesé, et le patron paye immédiatement le prix correspondant. 3 yuan le kg (0.5€).

    Petit tour dans la ville le soir, scène typique des petites villes qu’on a traversé :

  6. Mon cher Gilles, on a pas eu le choix : on a été obligés de pauser pour la photo…
    Je viens de modifier le titre de notre blog, on s’est un peu planté dans les kilomètres : on a passé hier les 16000, le voyage va donc faire 20000km et non 16000…

  7. Journée repos à Golmud. Au programme visite d’un lac salé avec picnic. On arrive sur le site, et on découvre que le lac salé n’est pas trop dans un coin sauvage :

    On a donc droit à la visite de cette énorme usine d’exploitation du lac salé, avec même des sculptures en sel. C’est pas un lac salé qu’on voit, c’est un yak salé :

    On arrive quand même enfin au bord de ce fameux lac…

    Par contre, le picnic dans l’usine c’est pas gagné… On repart et on trouve quand même un coin pour faire notre barbecue !

    Demain on attaque l’himalaya… enfin c’est plutot lui qui va nous attaquer : premier col à 4000m, suivant à 4700 puis toute la route entre 4000 et 5000m…. j’ai peur qu’on soit frigorifiés….

  8. Ca y est, direction l’Himalaya et le Tibet. A peine sortis de la ville on se retrouve déjà face aux montagnes.

    Contrairement aux montagnes bien de chez nous, ici pas de montées raides ni de lacets serrés : on monte doucement mas sûrement et sans beaucoup de virages.

    Premier col atteint vers 13h. 4780 mètres.


    Une fois le col passé la route redescend en fait assez peu, on reste entre 4500 et 5000 mètres tout le temps. Evidemment y fait pas chaud… Nous on supporte plutôt bien l’altitude, les moteurs nettement moins bien. Marcel a eu droit à toutes les alarmes moteur sur son tableau de bord, ma moto est moins nerveuse mais ça va encore par contre la moto de Nico se traine à 80-90 km/h maxi avec une consommation qui est passée de 5l à plus de 8 litres ! Résultat, la panne sèche juste avant le second col à 5010 mètres.

    Fin de journée, 0°, 420km parcourus, arrivée dans un village perdu et Marcel abandonne son camion pour une chambre plus chaude. (première fois que je vois un hôtel sans douche, même pas commune)

    Demain encore 400km dans le froid, cols entre 5000 et 5400. Direction Lhassa.

  9. Deuxième journée au Tibet. 0° au réveil, 420km à faire, la journée promet d’être dure… Ca commence par le démontage de la pompe à essence sur la moto de Nico qui semble être la cause de sa vitesse maxi de 80km/h

    Et c’était bien ça !
    Moi c’est mon compteur de vitesse qui lâche (sans doute le câble). Pas trop grave, avec le GPS je vais m’en sortir. Pour l’instant nos pannes n’ont pas été trop graves.
    On va rouler toute la journée entre 4500 et 5000m d’altitude. Il fait froid, entre 0° et 5°, mais le temps est sec et la neige ne se trouve que sur les sommets.

    Pas de villages, pas de fermes, juste parfois quelques troupeaux de Yak

    On bat notre record d’altitude de cols : 5231m

  10. En route vers Lhassa. Toujours les même paysages. Heureusement toujours du beau temps (glacial)

    Beaucoup de Yak dans la nature et quelques moutons.

    Dans les villes il y a aussi des Yak d’ailleurs…

    Un dernier col avant de redescendre à Lhassa, à 3600m

    L’essence quand on est en moto est un vrai problème, en Chine mais surtout au Tibet. En Chine, comme j’ai déja expliqué on ne peut pas se servir à la pompe mais il faut remplir des récipients à la pompe puis aller les vider dans la moto garée plus loin. Au Tibet, en plus de ça, la plupart des stations ne vendent pas d’essence aux motos. Ou certaines juste 3-4 heures par jour. Entre la recherche d’une station et le transvasement de l’essence, à chaque fois c’est 1/2heure. Si on rajout les contrôles de police tous les 50 à 100km, ça rallonge sérieusement les temps de parcours.

  11. Hier visite de Lhassa, ça repose pas de moto !
    L’architecture de la vieille ville est assez typique avec ses fenêtres toutes en menuiserie ajourée

    L’immanquable palais Potola, avec ses 362 marches à gravir pour atteindre le toit et ses 2000 pièces (on les a pas toutes visitées!)

    En bas, une foule prie en tournant autour de dans sens des aiguilles d’une montre, et en tournant les rouleaux de prières.

    Ou en étant assit et en priant des heures…


    Visite du plus vieux monastère, le monastère Jokang, datant du 7eme siècle lui aussi

    Et le soir, photo de nuit (un peu trop tard d’ailleurs) parmi les centaines de touristes chinois qui sont actellement en vacances.

  12. Ah bah ça c’est une excellent idée. Ca va leur faire plaisir, mais évitez d’employer des mots inconnus pour eu comme « blog » ! Jeff, tu as raison, on attendais avec impatience le Népal….
    Donc après quelques jours sans internet, voila les nouvelles.
    On a donc quitté Lhassa de bonne heure pour la ville de Shigatse, pas sans une photo souvenir au pied du « Potola Palace » (après tous les KM qu’on a fait, ça vaut bien ça)

    Toujours une route à plus de 4000m d’altitude, mais les paysages varient quand même un peu

    Arrivé pour une fois pas trop tard, ce qui nous permet de faire une révision/entretien des véhicules : lavage, graissage des chaines moto, je rentend mon amortisseur qui pas trop aimé les centaines de KM de piste…

    Le lendemain, on passe le plus haut col de notre route (et aussi le plus haut de chine


    Presque 5300 mètres… on supporte assez bien mais ce sont les nuits qui sont dures à supporter à cette altitude, le manque d’oxygène se fait vraiment ressentir malgré notre semaine à plus de 3600, et Marcel et Nicolas se réveillent entre 2 et 3h avec un mal de tête qui garanti de ne pas se rendormir…
    Le lendemain dernière étape d’altitude, direction le camp de base de l’Everest. On y arrive après 80km de piste épouvantable, heureusement faite en camion on a laissé les motos à la ville d’entrée. Voila, on est à 5100m, au camp de base de l’Everest coté chinois, voila la fameuse montagne la plus haute du monde :

    On passe une nuit assez pénible (froid+altitude) dans le seul gite qui se trouve sur le camp de base.
    . Pas d’eau chaude, pas de douche, bref rien pour réchauffer à part de mettre sous 3 duvets.
    Petite visite du monastère le plus haut du monde, le monastère de Rongphu à deux pas d’ici

    On quitte le camp le lendemain matin, on se refait la piste pendant 2h30

    piste qui traverse de petits villages perdus

    Et enfin on redescend vers la frontière du Népal. D’abord doucement

    puis la descente s’accélère et les paysages changent

    et on se dirige vers Zhangmu, la ville frontière

    La suite : NEPAL et INDE

  13. Pingback: Le blog de notre voyage en moto jusqu’en Inde – sur la route… | 2014 : de la France jusqu'en Inde en moto

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