Le Népal – L’Inde

Du 11 octobre au 29 octobre.

14 thoughts on “Le Népal – L’Inde

  1. Hier sortie de Chine. On quitte Zhangmu trop tard, on arrive donc au poste frontière aussi en retard, surtout qu’il a fallu aller rechercher en voiture un douanier resté à la ville qu’ »on vient de quitter

    Les formalités se fond à peu près bien, on passe prêts à sortir avec nos moto quand on voit que Marcel avec son camion rrepart en arrière. Curieux. On apprend qu’il ne pourra pas passer avant 3 jours parce que …… une dalle en béton de 5 mètres de long sous le portique de sortie a été faite il y a quelques jours et que le temps que le béton durcisse, tout ce qui est plus lourd qu’une moto ne passe pas !!!! Ceci explique la file de 5km de camions qui attendent sur la route. Le guide nous dit qu’il faut discuter avec les douaniers, militaires et policier en prenant un ton désagréable, menaçant, en disant que si on ne passe pas ensemble on appele l’ambassade dès notre arrivée au Népal. On fait donc ça avec le militaire de garde, qui appele son chef, lui même son autre chef, sans résultat. Après 2h d’attente, le grand grand chef du poste de douane le seul en costume « civil » arrive et nous autorise à passer. En 3 minutes tout le monde lève les barrières et ouvre les portails, OUF !!! On doit franchir le pont qui sépare les 2 pays en poussant les motos (le pont de l’amitié). Heureusement Marcel n’a pas eu à pousser son camion mais nous voila prêt à passer les douanes Népalaises , ce qui se passe vite et bien .
    Nous voilà au Népal !

    Quel plaisir de rouler sous 25°, avec de la verdure, des cascades, des villages….

    100km jusqu’à la ville de Bhaktapur, notre première étape. Mais on s’arrêtera avant…

    Pour répondre à quelques questions postées ici :
    Oui en Chine on peut s’arrêter où on veut pour faire une pause ou prendre une photo. Au Tibert c’est différent. Notre itinéraire est inscrit sur le permis d’entrée, impossible de dormir dans une ville non prévue, de visiter un un site non prévu même si on passe à moins d’un kilomètre, de décaler une journée, de photographier tout ce qui est militaire ou policier. On a des contrôles à peu près tous les 50 à 100km.
    Pour ce qui est de l’altitude, ça fait déja 10 jours qu’on est à plus de 3500m, on s’est donc à peu près habitués. Certains supportent mieux, d’autres pas, dans ce cas c’est migrainbes une fois couché si on dort à plus de 4500m. On s’essoufle aussi nettement plus vite. Et puis il y a le froid.
    Les motos elles, marchent aussi nettement moins bien, aussi par manque d’oxygène.

  2. On se dirige donc vers Bhaktapur, située à 100km de la frontière Chinoise. La route descend dans la vallée, toujours aussi magnifique

    Comme on en avait entendu parler, un glissement de terrain qui s’est produit a emporté la moitié d’un village et la route. On met donc près d’une heure à parcourir les 4-5km de route disparue


    On fera une étape dans une petite ville avant Bhaktapur, car la route de nuit ça devient pas évident. Arrivée le lendemain à Bhaktapur. Magnifique, agréable, centre qui peut se parcourir à pied, on reste donc deux jours


    Assez touristique, pas mal de petites boutiques d’artisanat que l’on trouve en se promenant au hasard dans les étroite ruelles




    Et des temples à chaque coin de rue !

  3. Le lendemain balade dans les alentours avec deux françaises rencontrées à Bhaktapur par hasard. On grimpe dans les montagnes sur des petites routes pour atteindre un petit temple isolé


    Puis direction Nagarkot d’où on est censés avoir une belle vue sur les montagnes de l’Himalaya, mais le raccourci indiqué par le GPS se transforme en piste étroite sur les crêtes d’où on a une belle vue sur la vallée

    Après une bonne heure de piste on arrive enfin à Nagarkot :

    On aura donc fait juste une 30aine de kilomètres dans la journée, retour à Bhaktapur à la nuit tombée. Katmandou, ça sera pour demain !

  4. Katmandou n’est qu’à 15km de Bhaktapur, mais les bouchons pour entrer dans la ville et les dificultés pour que Marcel se faufile dans les rue étroites de Katmandou (Nico est même parfois obligé de monter sur le toit du camion pour éviter que les fils électriques ne s’accrochent) font que l’on mettra presque 4 heures.

    On arrive à temps pour éviter le début de la pluie. Pluie qui dure depuis deux jours maintenant !

  5. Nous resterons donc une semaine à Katmandou (deux jours de pluie, sites à visiter, demandes de visas pour Marcel). Et après la Chine où nous devions rouler toute la journée pendant plus de 15 jours ça fait du bien .


    La banlieue de Katmandou :

    Et quelques villages :


    Enfin, un survol de l’Himalaya tôt le matin. A notre groupe s’est rajouté Gilles, un ami de Marcel qui nous a rejoint en avion et va continuer le voyage avec Marcel vers la Birmanie et la Thaïlande, et deux françaises (Virginie et Karine) rencontrées à Baktapur (visiblement l’absence de photo intriguait…)

    Malheureusement les hublots rayés et la photo de l’Himalaya n’est pas très nette, mais en la survolant on se rend compte de l’immensité de la chaine de montagne et du « mur » naturel que cela fait entre la Chine et le Népal.

  6. Ca fait du bien de laisser les motos tranquilles pendant plusieurs jours. Mais ce midi on est repartis, on prend la route de la vallée de Katmandou, route qui rejoint l’Inde.
    Juste avant de quitter Katmandou on découvre par hasard ce magnifique temple

    On comptai faire 150km dans l’après midi pour rejoindre la ville de Bharaptur. En fait on aura fait à peine 100km en 4 heures…. la route de montagne est étroite, il y a des centaines de camions, et si en moto on double facilement, Marcel avec son camion à plus de mal

    Tous ces camions se doublent un peu n’importe comment, alors évidemment des fois ça passe pas…

    On s’arrête avant la nuit (plus prudent, les conducteurs semblant vouloir économiser leurs phares le plus possible, et la nuit ça devient vraiment dangereux) dans un hôtel/bungalows en pleine montagne, avec un paysage toujours aussi beau

  7. Dernière journée au Népal. Dernière journée avec Marcel qui va remonter sur Katmandou puis tenter de passer en Birmanie pour rejoindre la Thaïlande. Demain départ à 9h pour passer la frontière Népal/Inde et faire 250km. Puis une semaine pour faire 2500km et atteindre Mumbay.
    En attendant cet après midi visite d’un temple perché sur la montagne, on commence par grimper en télécabine, même s’il y avait une piste à flanc de montagne.

    Et arrivée dans un petit village avec le temple au centre

    avec toujours l’Himalaya en image de fond

    et la vallée de l’autre coté

  8. Lundi 20, après presque un mois de voyage avec Marcel, on doit se séparer : Marcel ne compte rentrer en France que mi décembre après avoir tenté de traverser Birmanie et Thaïlande, et nous devons être à Bombay dans une semaine. On a vraiment apprécié ce mois ensemble.

    Dernier verre de Calva donc avec Marcell et Gilles (oui, ça en faisait 2)
    Nous arrivons à la frontière Népal/Inde vers 13h, les formalités se passent plutôt bien (dans une cohue inimaginable de camions, voiture, motos, vélos qui passent la frontière)

    et nous nous dirigeons vers Gorakpur, 1ere ville étape en Inde. La route est défoncée, nous arrivons de nuit, et rouler la nuit sur cette route étroite avec un trafic ininterrompu de charrettes, camions qui roulent en pleins phares ou motos et vélos sans lumière est vraiment risqué. Je me suis déjà fait rouler sur le pied par une moto à la frontière, et là c’est une voiture qui me passe sur l’autre pied dans un des embouteillages. Mal sur le coup mais ça semble se calmer. La solution la plus sûre sera de se coller derrière un camion qui nous servira de bouclier !
    Gorakpur, étape que nous avons déjà faite il y a 5 ans lors d’un autre voyage : rien n’a changé, la ville donne toujours autant envie de se sauver, et en plus on se retrouve par hasard dans le même hôtel. Par contre par ruineux, 10€ la nuit, et 1,5€ le repas dans une gargotte le long de la rue.

    Le lendemain route vers Kanpur. 300km. La route 2×2 voies est plutot bonne. Par contre chacun roule comme il a envie, gauche, centre, droite, on double donc un peu n’importe comment. Le plus surprenant c’est ceux qui roulent à contre sens, ça peut être un vélo, mais aussi plusieurs camions. Il faut donc éviter de trop regarder le paysage !
    Par contre la traversée des villes est vraiment pénible : à chaque fois c’est 2 à 3h dans les bouchons, complètement bloqué (même les vélos ne passent pas mieux). Résultat, à peine 300km en 9h de route…

  9. Pour le pied, ça va mieux, les voitures Indiennes ne doivent pas être trop lourdes. Pour le calva comme remède, on a fait notre cure en Chine et au Népal avec Marcel qui avait sa réserve personnelle dans son camion. Le paquet à coté de Nico, dans le journal ? C’est la bière qui est emballée.
    Quant à la conduite sur les route Indiennes on s’y fait, on double comme on peu mais les Indiens ne roulent pas très vite (en général environ 80km/h) et on se faufile comme on peut dans les embouteillages des entrées de villes :

    On a décidé de rouler au moins 300km par jour et de faire une pause de 2 nuit à Pushkar, petit village à 3 jours de notre retour. Peu de visites donc, sauf ce qu’on croise sur la route.
    Le temple de Kanpur, seconde nuit

    Ensuite nous dormirons à Agra, mais sans visite du Taj Mahal que j’ai déja vu 2 fois (j’aurais du emporter les photos!). Ensuite traversée de Jaïpur où on se perd et où Nico de fait enfoncer l’arrière de sa moto par un tuc-tuc : phare cassé !
    En toujours la route, qui est plutot en bon état et presque toujours à 2×2 voies

    Avec une pause toutes les heures histoire de se dégourdir les jambes, boire un coup et prendre une photo

    On arrive à Pushkar de nuit et on trouve un petit hôtel où se trouve un motard Suedois qui a déja fait 3 la route Suede-Inde et des espagnols qui passent quelques jours (ou semaines pour certains!) ici.

    Balade dans Pushkar le lendemain, repos…




    Et ce matin départ pour les dernières grandes étapes, 1100km jusqu’à Bombay, en 3 jours….

  10. La vaches sont toute bizarres ici. Cornes courtes, longues, tordues, oreilles à l’envers… ça doit être du à ce qu’elles mangent !
    Donc ce matin départ de Pushkar et de notre hôtel repaire de motards (dont 2 motards suedois qui ont déja fait 3 fois la route Suède-Inde, un avec une Royal Enfield)

    Sur la route je fais une pause pour photographier des singes entrain de regarder les voitures…

    et quand je me retourne je m’aperçoit qu’on tente de me voler ma moto :

    Mais le voleur est mis en fuite, ouf !
    300km de route vers Udaïpur…

    Bonne route, première fois en Inde où on arrive avant la nuit

    Il nous reste 2 jours, et 800km à faire.

  11. Visite d’Udaïpur avant de se diriger vers Bombay… belle ville :


    Puis 430km vers Bombay. Le GPS qui donnait des signes de fatigue se met à complètement devenir fou, ça complique la route d’autant plus que certaines voies rapides sont interdites au motos. Heureusement qu’un motard Indien en Royal Enfield nous guide un bout de route :

    On arrive à Bombay tant bien que mal, après des heures à traverser la ville qui s’étend tout en longueur.

  12. 1ere de nos journées à Bombay. On s’occupe dès le matin de la ré-expédition des motos en France. Sans GPS c’est assez compliqué de traverser la ville pour aller dans les zones industrielles où une caisse en bois sera fabriquée pour y mettre les motos, mais on y arrive. C’est assez « artisanal » mais on a confiance :

    Ensuite départ vers le dépot du transporteur où on doit vider l’essence et démonter les pièces qui dépassent de trop. Adieu les motos….. on prend un petit bateau pour retraverser la baie et rentrer à notre hôtel à Bombay….


    Encore des formalités demain, mais tout semble se passer très bien.

    Voila, le voyage est bien fini, trois mois à rouler presque tous les jours, découvrir de nouvelles villes, de nouveaux pays, rencontrer tous les jours du monde sur la route…. On a parcouru plus de 20000km sans vraiment aucun problème grave, au répertoire des ennuis mineurs :
    Pantalon cramé en Autriche….
    Pompe à essence qui se coupe dans la tempête de sable en Chine, mais réparée en 1/2 heure.
    Compteur de vitesse en panne
    GPS en (presque) panne le dernier jour….
    Rien de grave donc, les motos ont bien résisté à la chaleur de l’Iran (plus de 40°), aux 1000km de piste en Turquie, Turkménistan, Ouzbekistan, Kirgyztan, Chine et Népal, à l’altitude (plus de 5000m) au Tibet, à l’essence pourrie d’Ouzbékistan (octane 80)….

    Pour notre ami Marcel la route continue, un message reçu tout à l’heure me dit qu’il approche de la frontière Birmane… espérons qu’il passera.

    Enfin, merci pour tout ceux qui nous ont laissé des commentaires sur ce blog, on a pas toujours répondu mais ça nous a toujours fait plaisir de les lire le soir à notre hôtel.

  13. Là c’est bien fini.
    On a encore des formalités, papier à remplir, demandes à faire pour faire ré-exporter les motos en France. Et surtout attendre de récupérer nos passeports qui sont pour l’instant aux douanes de Bombay tant que toute la paperasse n’est pas finie.
    En attendant on va visiter un peu Bombay puis ça sera avion vers la France pour moi et vers l’ile de la Réunion pour Nicolas qui va retrouver sa soeur labas…

    Pour l’instant direction petit dèj à l’hotel situé « dans le centre » de Bombay avec vue sur le port et surtout à 2 pas des bureaux de la société qui ré-expédie les motos.

  14. Pingback: Le blog de notre voyage en moto jusqu’en Inde – sur la route… | 2014 : de la France jusqu'en Inde en moto

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